Le Jumeau perdu : handicap pour l’affirmation de soi ?

On juillet 24, 2013 by Fabien et Maitie

Le jumeau perdu est-il vraiment un handicap dans le processus d’affirmation de soi? 

Quand on ne parvient pas à prendre pleinement sa place et ainsi oser s’affirmer, il n’est pas rare que l’on retrouve dans la mémoire cellulaire la présence d’un jumeau disparu dans les premières semaines de gestation.

Celui qui lui survit ne s’autorise pas à profiter de la vie. On parle alors du syndrome du jumeau perdu.

Et si ce jumeau éphémère avait une raison d’être ?

Anecdote
« Je me sens seule et triste même si je vis en couple. C’est comme si au fond de moi, je n’avais pas le droit de vivre, de réussir ; comme si je n’avais pas de place sur la Terre. Je m’en veux d’exister, je culpabilise. Je me rends compte que je me sabote aussi, comme si je n’avais pas le droit de faire les choses jusqu’au bout… J’ai l’impression de n’être jamais entendue, de ne pas pouvoir m’exprimer, de ne pas avoir le droit de m’exprimer. Les autres savent et font mieux que moi… Tout cela fait que je n’arrive pas à être moi, à être joyeuse et même heureuse. » Clara, 34 ans, nous évoque ainsi sa situation.

Clé du jour –  Accueillir son jumeau pour oser s’affirmer

jumeauPeut-être ressentez-vous aussi cela au fond de vous? peut-être le voyez-vous chez votre enfant ? …
Il a du mal à s’endormir seul, il cherche toujours la compagnie des autres, voire d’un autre enfant. En grandissant, il manque de confiance en lui, se sent en trop, a du mal à trouver sa place. Il est peut-être habité par une sorte de mélancolie, parfois même il n’a pas de désir de vivre. Les autres passent avant lui, il a tendance à s’effacer. Il s’accroche à un doudou au-delà de la petite enfance …
Cela peut-être l’expression de ce que Bettina Austermann appelle le Syndrome du jumeau perdu : « un embryon sur 10 aurait un jumeau qui souvent disparaît pendant la grossesse » . C’était sans compter l’amplification de ce phénomène en raison de l’augmentation considérable des FIV. Le bébé qui naît ou jumeau survivant, présente alors ce syndrome.

 

Que s’est-il passé ?
Au début de sa vie intra-utérine, l’embryon n’est que perceptions : tout son corps est comme une grande oreille extrêmement sensible dit Tomatis dans son livre La nuit utérine. Or, dans le cas des jumeaux, ils sont deux, dans une proximité phénoménale. Ils se construisent à deux, se touchent, communiquent, jouent… ET puis, pour une raison inconnue, l’un d’eux décline, s’affaiblit. L’autre veut le sauver, le porter. Rien n’y fait, l’autre meurt. Le jumeau survivant parfois le porte pendant un certain temps, refusant de s’en séparer… Jusqu’au moment où l’autre disparaît. Parfois il fond progressivement (il se lyse dans les membranes ou dans le corps de son jumeau) ou il est arraché brusquement par des saignements.

La femme ne sait pas toujours qu’elle attendait des jumeaux. Les échographies précoces permettent parfois de le savoir ; parfois ce Jumeau utérinsont des pertes de sang alors que la grossesse continue qui peuvent l’exprimer ; parfois il n’y a aucun symptôme.
Le jumeau survivant vit dans la solitude le plus grand deuil de sa vie et bien souvent il en porte la mémoire sous forme d’une question : « Pourquoi moi ? » Pourquoi est-ce lui qui vit et non pas l’autre ? Du coup, il se refuse le droit d’exister vraiment en souvenir de son jumeau.Il vit alors un syndrome du survivant.

 

 

Contrat de performance énergétique : l’accord choisi par les jumeaux

Pourtant, il se passe bien autre chose. L’incarnation demande que nous quittions un monde de l’éther pour expérimenter le monde de la matière sur Terre au moyen d’un véhicule qui est notre corps. Or, beaucoup d’entre nous rechignent à quitter le monde de la lumière d’où ils viennent car c’est un monde léger, rapide, réactif… mais dépourvu de sensations. Intégrer un corps leur donne l’impression d’être enfermé dans quelque chose de très limité qui est lourd, lent à mobiliser. Et, de plus, ils oublient une bonne part des informations auxquelles ils ont accès dans leur monde originel.

En présence de jumeaux, il arrive qu’ils établissent un « contrat » : l’un reste dans le monde éthérique afin de rester en contact avec la connaissance universelle alors que l’autre s’incarne pour expérimenter la matière et avoir accès aux sensations et à la conscience. On pourrait alors parler d’un « contrat de performance énergétique » favorisant un maximum d’échange avec un minimum d’énergie dépensée. 

Ainsi, en restant en lien, ils pourront échanger leurs informations. C’est après avoir conclu ce pacte, que l’un d’eux se désintègre. Le problème, c’est que l’autre, en naissant oublie ce pacte tout en restant relié à son jumeau comme par un fil. Son corps porte alors la mémoire du manque et le fil active cette mémoire.

Arrive ensuite le temps où le jumeau resté dans l’éther doit continuer sa trajectoire : le pacte arrive à sa fin. La distance entre les deux jumeaux augmente, la tension du fil est plus importante amenant celui qui est sur Terre à réagir. C’est souvent à ce moment qu’il consulte, ou qu’il « tombe » sur un arricle, un reportage ou que « comme par hasard » quelqu’un lui en parle. Exactement comme le fait Clara dans notre anecdote.

Même si la fin du pacte permet à chacun de vivre pleinement sa vie, il n’en demeure pas moins que cela est souvent vécu comme un deuil. Certes, cela est profitable aux deux, pour leur évolution respective et même si d’une autre manière, ils vont rester en lien , la transition est parfois douloureuse et délicate.

Tigre Jumeaux

Outils pratiques pour vous libérer de ce lien afin d’oser vous affirmer dans la vie 

En ce qui vous concerne :

Voici comment accueillir votre jumeau en plusieurs étapes.

Commencez par vous installer confortablement et mettez-vous au point zéro:

  1. Lorsque vous sentez ce mal-être : c’est où dans votre corps ? Cela vous indique l’espace par lequel vous êtes en lien avec votre jumeau
  2. En lien avec cette espace laisser venir l’image d’un fil (quelque soit sa matière) qui part vers l’immensément grand et ouvrez un espace disponible. Votre intention (et non votre volonté) est de rencontrer votre jumeau. Laissez se dessiner une image, une sensation, un son et observez ce que cela crée chez vous.
  3. Respirez ce que cela apporte. Si vous ressentez le manque, donc l’absence, faite comme si vous reculiez dans le temps pour arriver à la présence et oser savourer cette présence.
  4. Dialoguez avec lui : vous pouvez le faire sur le moment ou dans votre quotidien
  5. Quel est son nom ? a-t-il (elle) des choses à vous dire ? Avez-vous des choses à lui dire ou des questions à lui poser ?
  6. Expérimentez le fait de sentir sa présence dans votre quotidien : qu’est-ce que cela change dans votre manière d’être et de vous comporter ? Comment peut-être vous aide-t-il dans vos décisions, dans vos actions ?
  7. Vous libérez du pacte : vous pouvez, lorsque vous serez prêt(e) de faire une sorte de rituel au cours duquel vous dites au-revoir à l’énergie de votre jumeau et le laissez partir. Trouvez vos mots, vos gestes, vos chants, votre lieu même si cela peut se faire dans le métro ou dans votre lit. C’est votre présence à cela qui vous libère du pacte.
  8. Vivre votre vie : même si le pacte n’est plus, vous gardez dans vos cellules la mémoire de la présence de votre jumeau. Cette mémoire est une ressource qui vous aide et vous soutient dans votre réalisation à condition que vous fassiez appel à elle que lorsque c’est nécessaire. Petit à petit, au fil du temps, vous aurez de moins en moins recours à cela.

 

En ce qui concerne votre enfant :

peluche ours jumeaux

 

 

Peut-être savez-vous que votre enfant a eu un jumeau qui a disparu ; peut-être vous en doutez-vous par son comportement … que faire ?

 

 

  1. Exprimez-le lui avec des mots simples : « tu sais, quand tu étais tout petit dans mon ventre, il y avait quelqu’un d’autre avec toi, comme un compagnon. Un jour il a disparu. Peut-être que tu le cherches sur Terre… alors qu’il est dans le monde des étoiles. Il veille sur toi et t’accompagne même s’il aimerait bien que tu lui parles parfois. Tu te souviens de lui ? ».
  2. Autorisez-le à dialoguer avec cette présence. Vous pouvez l’amener à choisir une étoile dans le ciel avec laquelle il est relié, comme si elle le guidait dans la vie.
  3. Laissez la porte ouverte à ses besoins : « si tu as besoin de m’en parler, dis-le moi ». Ainsi vous lui remettez les clés et je vous invite à ne plus aller plus avant dans cette relation s’il ne vous y invite pas : elle touche quelque chose de très intime en lui qui mérite d’être respecté. Cette relation ne vous concerne pas.
  4. Lorsque la relation avec son jumeau est libre, elle évolue avec justesse. Il n’y a donc pas forcément besoin d’un rituel de fin du pacte car cela se fera en son temps.
  5. Si votre enfant est adolescent, vous irez encore moins loin tout en parlant de vous , par exemple : « j’ai quelque chose à te dire qui est important pour moi : quand es-tu disposé à l’entendre ? » « Au tout début de ta gestation, j’attendais des jumeaux et l’un deux est parti, te laissant seul. Je ne sais pas comment tu l’as vécu, si tu es resté en lien avec lui ou pas dans tes rêves ou dans ton imaginaire d’enfant. Si tu as envie que nous en parlions davantage, dis-le moi. Pour moi il était important que je te le dise. Qu’est-ce que ça te fait d’entendre cela ? » Et quoi qu’il vous réponde vous accueillez sans chercher à argumenter sauf s’il vous le demande.

 

Voyons au travers d’une fable comment aborder cette question, cela pourrait aussi être une manière simple d’aborder le sujet avec votre enfant.

 

Fable – La petite Ourse

Dame Ours contemplait, le cœur bien alangui
Son tout petit ourson jouer dans la clairière
Courant après les lièvres, loin de les menacer
Il espérait en eux trouver un compagnon
Les lièvres affolés partaient loin se cacher
Bien loin d’imaginer une telle intention
Ourson s’en revenait penaud près de sa mère
Qui l’accueillait contre elle, le cœur bien dépourvu
« Ce n’est rien mon bébé, tu es trop gros pour eux
Ils n’imaginent pas que tu es leur ami
– Je suis bien seul maman, c’est triste dans mon cœur
J’ai besoin près de moi d’un peu de compagnie
A quoi sert une vie qu’on ne peut partager ? »
Mère Ours toute troublée d’entendre un tel discours
Se prit à raconter d’une voix mal assurée
Ours des étoiles« Un beau jour Cœur d’Amour, une ourse encore enfant
Au cœur si généreux qu’elle ne supportait plus
De ne pouvoir jouer avec tous à la fois
Décida de sauter bien haut dans les étoiles
Pour être disponible et veiller sur chacun.
On l’appelle Petite Ourse, c’est ta sœur dans le Ciel
Jamais elle ne t’oublie, de jour comme de nuit.
Elle attend simplement que tu te tournes vers elle. »
Enveloppé de nuit et des bras maternels
L’ourson leva les yeux et sourit aux étoiles
L’une d’elle, lui sembla-t-il, devint rouge puis verte
Il s’endormit confiant et rejoignit sa sœur
Et si, tous les enfants avaient dans les étoiles
Un jumeau qui l’espère ou peut-être son double
Pour lui parler du Ciel et de là d’où il vient ?

Morale
Quand il nous manque un être que l’on cherche sur Terre
Il suffit bien souvent d’ouvrir nos yeux du Ciel.

12 Responses to “Le Jumeau perdu : handicap pour l’affirmation de soi ?”

  • Merci du fond du coeur pour ces mots et explications simples qui traduisent ma réalité. La fable est très parlante et le rituel pour se libérer du lien au jumeau parti utile. Cela me rassure de lire que d’autres vivent ce lien.

  • je suis jumelle,mon double est mort née par la procidence du cordon.Je ne comprenais pas pourquoi je me sentais si mal dans la vie,maintenant je sais

  • Bonjour,

    je viens de publier un livre: jumeaux dans l’au-delà: l’empreinte de la vie in-utéro. Est ce possible de laisser le lien sur cette page svp? C’est mon récit en tant que jumelle survivante. Je laisse le lien de mon blog, ou on peut trouver toutes les infos, Merci beaucoup.
    L’article est super, sans tabous, je suis sûre que beaucoup auront trouvés des réponses ici.Merci.
    Virginie

  • Bonsoir
    Il y a bientôt 20 ans j’étais enceintes de jumeaux monozygotes, a 6 mois et demi de grossesse, j’ai dis a la gynéco, qu’il y avait eu un grand mouvement dans mon ventre et qu’un des jumeaux bougeait moins. Et comme je suis une grande stressée , elle m’a envoyé balader, a mis le monitoring et ma dit ca c’est le coeur de l’un et ca le coeur de l’autre.
    Bref 7 mois de grossesse echo, la doctoresse pas un mot.
    Puis » j’ai une mauvaise nouvelle
    un des jumeau est décédé et le second commence a présentédes problèmes. et vous aussi, aller d’urgence à l hôpital. »
    Césarienne , sentiment horrible. Et depuis ce jour la je me suis entièrement renfermé, cette doctoresse qui n’a pas voulu me croire. On a faillit y passer tous les 3. Les docteur voulait me montrer le jumeau décédé mais j’ai pas pu, ils m’ont demandé si je voulais une photo, j’ai pas voulu. Enceinte de vrai jumeau c’était pas possible pour moi aujourd’hui je me dis peut être j’aurais du. Ils m’ont demandé également si je voulais organisé son enterrement, j’ai pas pu.
    J’ai demandé une autopsie, pour connaitre la raison j’aurais aimé savoir, les recherchés n’ont démontrées aucun problème particulier. (j’avais besoin de savoir pour mon 2 nd bébé que j’avais peur de perdre également) le 1er pesait 1kg5 et le 2n 1 kg 900. C’étaient des beaux jumeaux a 7 mois de grossesse. Je me suis interdit d’être triste, le jumeau restant méritait tout mon amour, toute mon attention et ma joie (certes réelle mais tout au fond bien loin cette tristesse qui ne me quitte jamais). Mon bébé est resté un mois complet en pédiatrie. Mon fils a su petit qu’il avait un frère, mais je pense qu’il a un peu oublié qu’on en avait parlé a plusieurs reprises. Son mal-être grandissant je pensais que cela venait du faite qu’ il est daltonien et dyslexique et les dys son mal compris à l’école . Ado, quand j’ai senti qu’il prenait une mauvaise route, et de le voir triste tout le temps. J’ai a nouveau parlé de son frère, il m’a écouté mais n’a rien dis aucune question. mais je pense que j’ai visé juste, contrairement à d’autre je peux parler de tout avec mon fils. Il a tout pour être heureux, mais il ne l’ai pas, c’est trop triste. je lui ai conseillé d’en parlé avec un professionnel, mais ne le souhaite pas. « je suis malheureux j’y peux rien et c’est comme ça. » il pleure souvent.
    Si vous avez des idées , j’ai l’impression qu’on a tous plus des questions que de solutions, Je vais tenter de lui écrire. il est trop sensible et a fleure peau pour parler face à face.
    J’ai commandé le livre sur le syndrome du jumeau perdu peut être ça pourra nous aider. Bon courage à tous
    Et pour répondre a un commentaire mon fils décédé est inscrit sur le livret de famille

    • Je viens de découvrir cette semaine que j’ai perdu une sœur in utero et cela explique après les différentes thérapies que j’ai faites dans ma vie) beaucoup de choses. La dame que j’ai consulyé cette semaine m’a conseillée de faire un rituel : écrire à ma sœur morte un mot, allumer une petite bougie. Puis brûler la lettre. C’est important de comprendre et aussi de quitter cette énergie de mort pour la remettre à sa place de ressource et d’étoile. Votre fils et vous aussi vous avez le droit à une belle vie, riche et lumineuse. On se sort de tout quand on cherche à changer de point de vue et à comprendre que certains êtres ne souhaitent pas rester. Je pense que ces êtres nous envoient de la force si on les sollicite et qu’on les perçoit comme des ressources et non des freins. Je travaille dans la relation d’aide et j’accompagne des ados et adultes vers un mieux être. Pour changer sa vie, on peut changer de point de vue sur les choses, trouver le sens ou au moins le chercher. C’est une quête, et comme le dit le dicton, l’essentiel c’est le chemin, pas la destination. Je ressens beaucoup d’amour pour votre fils, c’est le plus beau cadeau de la vie non ? Je vous envoie plein d’énergie pour cette quête et je vous invoie à lire le livre le syndrome du jumeau perdu… Bonne route !

      • Merci beaucoup j’ai aimé lire votre message . merci ,à vous Oui, je l’aime beaucoup ! beaucoup de bonne chose a vous aussi
        Amicalement elena

    • Comme pour se libérer de se poids de la perte de son jumeau ,on peut tenter d’en alléger la charge .Le jumeau restant peut planter un arbre en conscience que ce végétal symbolise son frère perdu .L’entretenir,le voir pousser ,prendre des forces voire porter des fruits ,amène beaucoup au frère jardinier …

  • Bonsoir
    Il y a bientôt 20 ans j’étais enceintes de jumeaux monozygotes, a 6 mois et demi de grossesse, j’ai dis a la gynéco, qu’il y avait eu un grand mouvement dans mon ventre et qu’un des jumeaux bougeait moins. Et comme je suis une grande stressée , elle m’a envoyé balader, a mis le monitoring et ma dit ca c’est le coeur de l’un et ca le coeur de l’autre.
    Bref 7 mois de grossesse echo, la doctoresse pas un mot.
    Puis » j’ai une mauvaise nouvelle
    un des jumeau est décédé et le second commence a présentédes problèmes. et vous aussi, aller d’urgence à l hôpital. »
    Césarienne , sentiment horrible. Et depuis ce jour la je me suis entièrement renfermé, cette doctoresse qui n’a pas voulu me croire. On a faillit y passer tous les 3. Les docteur voulait me montrer le jumeau décédé mais j’ai pas pu, ils m’ont demandé si je voulais une photo, j’ai pas voulu. Enceinte de vrai jumeau c’était pas possible pour moi aujourd’hui je me dis peut être j’aurais du. Ils m’ont demandé également si je voulais organisé son enterrement, j’ai pas pu.
    J’ai demandé une autopsie, pour connaitre la raison j’aurais aimé savoir, les recherchés n’ont démontrées aucun problème particulier. (j’avais besoin de savoir pour mon 2 nd bébé que j’avais peur de perdre également) le 1er pesait 1kg5 et le 2n 1 kg 900. C’étaient des beaux jumeaux a 7 mois de grossesse. Je me suis interdit d’être triste, le jumeau restant méritait tout mon amour, toute mon attention et ma joie (certes réelle mais tout au fond bien loin cette tristesse qui ne me quitte jamais). Mon bébé est resté un mois complet en pédiatrie. Mon fils a su petit qu’il avait un frère, mais je pense qu’il a un peu oublié qu’on en avait parlé a plusieurs reprises. Son mal-être grandissant je pensais que cela venait du faite qu’ il est daltonien et dyslexique et les dys son mal compris à l’école . Ado, quand j’ai senti qu’il prenait une mauvaise route, et de le voir triste tout le temps. J’ai a nouveau parlé de son frère, il m’a écouté mais n’a rien dis aucune question. mais je pense que j’ai visé juste, contrairement à d’autre je peux parler de tout avec mon fils. Il a tout pour être heureux, mais il ne l’ai pas, c’est trop triste. je lui ai conseillé d’en parlé avec un professionnel, mais ne le souhaite pas. « je suis malheureux j’y peux rien et c’est comme ça. » il pleure souvent.
    Si vous avez des idées , j’ai l’impression qu’on a tous plus des questions que de solutions, Je vais tenter de lui écrire. il est trop sensible et a fleure peau pour parler face à face.
    J’ai commandé le livre sur le syndrome du jumeau perdu peut être ça pourra nous aider. Bon courage à tous
    Et pour répondre a un commentaire mon fils décédé est inscrit sur le livret de famille

  • J’ai presque 60 ans et c’est avant hier en consultant une kinésiologue que j’ai eu la confirmation que j’ai eu une soeur jumelle qui a été 3 semaines avec moi puis m’a quittée. Je le sentais dans mon corps, mon coeur, mon esprit, mais j’en doutais malgré tout. Une vie compliquée . Par contre j’ai eu le grand bonheur d’avoir moi – même des jumeaux dizygotes, 2 garçons: un cadeau de la vie. Je peux renouer avec ma soeur je pense que ça va m’apaise et me permettre de vivre ma vie dans l’amour.

  • Bonjour,

    La lecture de cet article m’a fait fondre en larmes.
    J’ai 50 ans et une vie pas pleinement vécue car toujours cette sensation d’être à ma place et de vide intérieur. J’ai fait de nombreuses thérapies. Il y a deux 2 semaines, lors d’une séance, je me suis rendue compte lors de sa grossesse ma mère j’avais un jumeau (je suis certaine que c’était un garçon). Ma mère ne le savait pas.Ce fut un choc autant qu’une révélation. La sensation l’un attachement tellement fort, de désespoir de me retrouver seule, de la culpabilité…Maintenant, je commence le chemin du deuil de ce frère et surement que je pourrais tisser un lien avec mon frère cadet. Merci beaucoup

  • Bonjour,
    J ai moi même perdu un jumeau, sa c est à passé à 3 semaines de grossesse.
    J ai 25 ans et je viens tout juste de l apprendre suite à un rendez vous chez une énergétienne .
    Tout s explique enfin ma peur de la mort de perdre ma famille, se mal être en soit alors qu on a tout pour être heureux, cette compréhension enfin ce mal quand quelqu’un perdait un être cher !! Évidemment moi aussi sa m était arrivé. Cette culpabilité en soit pour un je ne sais quoi…maintenant je sais et ma vie est plus q heureuse je suis épanouie et enfin je comprend tout.
    Sa fait du bien de lire vos témoignages on se sent compris…
    Mimi

  • J’ai aussi perdu mon jumeau in utero.
    Ma mère a eu la bonne idée de me le dire quand j’étais en age de le comprendre.
    Mais ce n’a pas été une surprise pour moi : je sentais qu’il me manquait quelqu’un de très proche. Cette sensation d’être né par erreur, de ne pas avoir ma place ici, ce sabotage que je me faisais…

    J’en étais même tombé dans une croyance new ageuse des « flammes jumelles » (croyance assez dangereuse à mon opinion) où je croyais qu’une personne était mon jumeau réincarné (ce qui n’avait aucun sens vu que cette personne est plus âgée que moi de quelques années). Aussi, ce besoin d’être fusionnel et inconditionnel avec mes partenaires, ce qui a toujours fini par leur fuite.

    Dernièrement, j’ai commencé à parler avec mon jumeaux, et lui ai même donné un prénom.
    Je peux ressentir sa présence (caresse sur les cheveux ou les joues, sensation que l’on me tient la main) et « l’entendre » (faculté de clairvoyance) et je vois parfois quelques petites « étincelles de lumière bleue » (clairvoyance), et je me sens plus en confiance, je retrouve un équilibre.

    Cependant, quand je lis que ce « pacte » doit se terminer… je ne peux pas. J’ai la sensation de l’avoir enfin retrouvé, et je n’arrive pas à me faire à l’idée que je dois déjà lui dire au revoir. Ceci est purement égoïste, j’en ai bien conscience, mais je veux rester avec lui.
    Doit-on vraiment rompre ce pacte ? Est-ce une étape obligatoire ?
    J’ai besoin de réponse concernant ceci.

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