Comment ne pas prendre en charge l’autre

On mai 15, 2013 by Fabien et Maitie

Le couple est la rencontre de deux personnes distinctes. Comme deux aimants, les pôles positifs attirent les pôles négatifs, donc les points forts de l’un compensent les points faibles de l’autre. Même si la réaction spontanée est de vouloir prendre en charge l’autre plus ou moins consciemment, une attitude plus pérenne consiste à ne plus prendre en charge l’autre pour petit à petit, que cela devienne naturel de tout simplement ne pas prendre en charge l’autre. 

Voyons ce que nous apprennent la fourmi et le martinet.

 

FABLE – La Fourmi et le Martinet

Dame Fourmi menait vie de labeur arpentant son chemin sans goûter un instant le plaisir de la vie.

Sieur Martinet, voltigeur des airs, jouait et virevoltait, dessinant de ses ailes l’espièglerie du vent. Ne sachant se poser sur ses pattes trop maigres, il vivait dans les cieux le jour comme la nuit.

fourmi etude

 

Un soir, il osa se percher au sommet d’un grand arbre. Il fut tout étonné de trouver sur la branche notre Dame Fourmi . Elle transportait dans ses pinces pas moins qu’un hanneton. «Vous voilà bien chargée pour aller en rampant suivant tous les obstacles que la Terre comporte, dit le Sieur moqueur. Montez, si vous voulez, à l’abri de mes ailes, je vous transporterai vous et votre fardeau.»

La fourmi, intriguée, s’accrocha à ces plumes. 

 

 

L’habitude fut prise : il lui prêtait ses ailes. Elle besognait ainsi bien plus que de coutume et goûter au plaisir de jouer dans les airs.

Elle lui apporta des saveurs de la Terre : chenilles et vermisseaux enrichirent le dîner de l’oiseau amusé.

Au bout de quelques temps, la Fourmi insatiable attendait son transport, reprochant les absences qu’elle jugeait inutiles. Quant à lui, Martinet, demandait toujours plus de douceurs du terroir, contrarié de l’ardeur que la Dame portait à sa morne besogne. Les éclairs sillonnaient le ciel de «l’entre eux deux».Martinet noir Apus apus Common Swift

Un jour, n’en pouvant plus, la Fourmi décida d’aller de son côté sans se préoccuper de nourrir ou d’attendre. Elle reprit son labeur en sinueux chemins portant au fond du cœur une amère rancœur : les ailes lui manquaient. «Et si,…» se prit-elle à penser.

«Apprend moi à voler ! demanda l’audacieuse au voltigeur des airs, et je te montrerai comment marchent les pattes.» Le Martinet sourit « Comment veux-tu voler puisque tu n’as pas d’ailes? 

  • Je les ferai pousser, de ça je suis certaine !»

Il lui poussa des ailes ; il renforça ses pattes. Ainsi ils cheminèrent, chacun à leur manière, sur Terre comme dans les airs, toujours proches l’un de l’autre.

Morale : A ne pas accepter de porter en bon Prince ce que l’autre n’assume, on s’autorise à être et à se respecter, encourageant ainsi l’autre à développer ce qu’au fond il se cache.

 

La clé : J’observe et j’interroge pour arrêter de prendre en charge l’autre

FourmiChacun de nous est un Univers à part entière dont il est seul responsable. Il en est le gardien.

Le couple selon F&M, est l’espace vide qui unit deux Univers distincts.

Cet espace est celui de tous les possibles, lieu de la création du couple.

Lorsque l’un prend en charge une part de l’autre (donc une partie de son Univers), la rencontre des deux se fait sur un espace de superposition d’un manque et d’un plein, donc d’un rapport de force exprimé ou non. Cela renforce le plein et le manque. Cette situation arrange souvent les deux … jusqu’à un certain point. En effet, en prenant en charge une part de l’autre, on l’envahit de fait.

Lorsque l’on ne prend pas en charge la part de l’autre, on lui reconnait la capacité de la prendre en charge lui-même.

 

L’outil pratique

J’observe mon univers pour le connaître :

  • Qu’est-ce que j’aime ? Quelles musiques, quelles saveurs, quel décor, quel environnement, quels loisirs, … ? Nous vous invitons à écrire tout cela.
  • Quelles sont mes valeurs fondamentales ? Comment je peux les nourrir ? Vous pouvez les lister et choisir celles qui sont les plus importantes à ce moment-là de votre vie. Vous pourrez alors déterminer quelles actions simples les nourrissent. (mettre la référence du blog de Fabien avec la formation sur les valeurs)
  • Qu’est-ce qui est simple et fluide pour moi ? Qu’est-ce qui m’est agréable ?
  • A l’inverse, qu’est-ce qui me pèse et dans lequel je ne me sens pas à l’aise ?
  • La femme non ménopausée peut observer son cycle afin de percevoir les saisons de son Univers (mettre référence de mon site ou de mon blog)

Alice au pays des merveilles

J’accueille l’autre comme un Univers à part entière et je l’observe pour le découvrir :

  • Ouvrir des espaces dans lesquels l’autre peut faire «à sa manière» : faire les courses, faire la cuisine, faire le ménage, coucher les enfants,… Et observer simplement dans un premier temps en quoi c’est différent de ma manière de faire ? Où cela vient me bousculer ? Nous verrons dans une autre fable quelle perle trouver dans cette différence.
  • M’amuser à imaginer que je change de lunettes et que je découvre le monde avec les lunettes de l’autre.  Qu’est-ce que cela m’apporte ?
  • Quelles sont les valeurs de son monde ? Quels sont ses points forts ? Nous vous invitons à échanger sur ces sujets. Vous découvrirez des espaces où l’autre peut vous soutenir plutôt que de le faire à votre place ?
  • Comment puis-je ne pas lui venir en aide quand il (elle) ne me le demande pas ?
  • Repérer les moments où je crois qu’il (elle) ne va pas s’en sortir et nourrir le fait qu’il (elle) peut s’en sortir même si j’en doute.

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